La notion d’économie sociale et solidaire (ESS) s’est imposée dans le monde en raison de son mode de gestion démocratique et participatif. Son défi est de prouver que l’on peut allier performance de l’économie et utilité sociale. Mais, pourra-t-elle faire face aux crises auxquelles elle est confrontée ?

Qu’est-ce que l’économie sociale et solidaire ?

Le concept d’économie sociale et solidaire dont il est fait mention sur ce site https://www.mediatico.fr/ est défini comme étant un ensemble d’entreprises regroupées sous plusieurs formes (fondations, coopératives, associations, fondations, coopératives, mutuelles).

Son fonctionnement à l’interne et ses activités sont basés sur un principe d’utilité sociale et de solidarité où chaque personne équivaut à une voix. C’est en somme un concept qui prône le respect de l’homme et de l’environnement, l’équité et la répartition juste des ressources financières.

L’histoire de l’économie sociale et solidaire

L’émergence de l’économie sociale et solidaire date de ces quarante dernières années. Mis à part le fait qu’elle est le regroupement de plusieurs organisations, ses projets sont principalement d’ordre politique. L’objectif est de faire de l’économie autrement, en passant par l’union de deux mouvements.

Le premier mouvement qui a vu naissance vers 1970, a permis de redorer la clarté de l’économie sociale historique. Le deuxième mouvement, né dans les années qui ont suivis le premier, visait à répondre aux répercussions sociales de la crise tout en faisant profiler un nouveau modèle de développement.

Une ressource humaine suffisante

L’ESS compte dans ses rangs plus de 2,3 millions d’employés. On estime qu’elle emploie près de 10 % de la population active. Elle interagit avec des millions de bénévoles. Les sociétaires et adhérents se comptent déjà en dizaine de millions. On retrouve l’ESS dans l’action sociale, l’éducation, la santé, les activités financières, la formation, la culture et les loisirs. Elle apparait toutefois peu visible dans les domaines tels que l’industrie, le bâtiment et les services marchands.

Les sociétés coopératives et participatives quant à elle sont présentes dans bien plus d’activités, mais elles ont un poids limité en termes de salariés.

L’ESS, une réelle solution aux crises ?      

Cela fait bien une trentaine d’années que ce concept est créateur d’emploi. Toutes les études internationales montrent clairement qu’elle a réussi à passer au travers des crises financières et économiques comparées aux entreprises de type traditionnel (banque, assurance).

Accéder à un niveau de vie décent d’un point de vue universel peut être pris en charge par des associations entre l’État, les villes et l’ESS. Même si ces partenariats sont nombreux dans les domaines comme ceux de la santé, l’habitat, l’enseignement, les moyens doivent être encore renforcés afin d’arriver à mettre en place un véritable décret entre les acteurs impliqués.

Selon Claude Alphandéry, l’ESS serait « une sorte de troisième voie entre l’austérité et la politique de relance ». Tout cela pour dire qu’elle se présente comme une solution parmi d’autres pour faire sortir la France de la crise.

Dans son ouvrage « Économie sociale et solidaire, la clé des possibles », Thierry Jeantet, Président fondateur du forum ESS, nous fait bien comprendre qu’il est important de sortir du système dominant (le capitalisme libéral) et réussir à trouver une nouvelle solution qui selon lui est l’économie sociale et solidaire.

Il fait aussi remarquer que l’apparition du Coronavirus fait craquer d’autant plus encore ces anciens systèmes et que les jeunes sont le futur de l’ESS. Ils font bouger le monde, aussi bien en Europe que dans d’autres parties du monde. 

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